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Newsletter août 2011

Éditorial

Max Nötzli, Président d'auto-suisse

Mesdames, Messieurs,

La campagne «Doublement des frais automobiles – sans moi!» que nous avons soigneusement préparée et lancée en février a suscité de nombreux échos. Tant sur nos comptes Facebook et Twitter  que par téléphone et par écrit, de nombreuses personnes intéressées (ou faudrait-il dire «concernées»?) se sont annoncées. Elles nous ont donné leur soutien moral parce qu’elles en ont assez des razzias organisées par les autorités sur le porte-monnaie des conductrices et conducteurs d’automobiles. Mais cela ne s’arrête pas là. Bon nombre de candidates et candidats à un siège au Parlement fédéral ont naturellement aussi remarqué notre action. En fonction de leur couleur politique, elles nous ont fait part de leurs réactions positives, mais parfois aussi critiques.

Nous allons vous informer ici sur la continuation de notre campagne «Doublement des frais automobiles – sans moi!», sur les mesures qui vont encore être prises avant les élections et sur les noms qui vont figurer sur notre liste de recommandation de votes et les raisons pour lesquelles nous les avons sélectionnés. 

La Direction générale des douanes nous a donné jusqu’au début juillet pour prendre position sur son projet de modification de la Loi fédérale concernant la redevance pour l’utilisation des routes nationales (LURN). Comme il fallait s’y attendre, cette adaptation de la loi a pour but d’augmenter les redevances pour le financement de la construction et de l’entretien des routes nationales, entre autres de la RPLP, de la vignette autoroutière, mais aussi la perception de redevances supplémentaires. Ces derniers mois, quand il était question de financement des transports, on a pu entendre fréquemment les mots de «principe de causalité»  et de «subventionnement croisé», ce dernier ayant particulièrement le don d’irriter. Vous allez pouvoir lire ici ce qu’il en est du financement des routes par la Confédération et ce que nous pensons des propositions des autorités douanières suprêmes.

Et last but not least, vous trouverez sous la rubrique «On en parle» un article révélateur qui devrait vous laisser songeur. Ici, nous vous en dirons plus long à ce sujet.

Je vous souhaite une lecture intéressante.

P.-S.: Si vous connaissez d’autres personnes qui pourraient à votre avis s’intéresser à notre newsletter, nous vous remercions à l’avance de votre recommandation et vous prions de bien vouloir nous indiquer leur adresse e-mail.

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Sous les feux de l'actualité

Le trafic motorisé privé prend position

S’il fallait encore une preuve que notre campagne d’information «Doublement des frais automobiles – sans moi!» déploie des effets, il suffit pour s’en convaincre de voir le grand nombre de visiteurs sur la page Facebook que nous avons créée spécialement pour pouvoir dialoguer avec les citoyennes et citoyens. Mais les nombreuses demandes d’électrices et d’électeurs («Quand l’association auto-suisse va-t-elle publier la liste des candidats favorables au trafic automobile?») prouvent également que notre action répond à un vrai besoin.

Cela nous encourage et motive à effectuer à partir de cette situation de départ positive un sprint final performant en vue des élections du Parlement. Mais nous constatons un vif intérêt non seulement auprès des électeurs, mais aussi auprès des candidates et candidats. En raison d’une information préalable sur le déroulement du questionnaire que nous avons publiée en collaboration avec les secrétariats des partis politiques, nous avons également reçu bon nombre de réactions.

Voici encore une fois une brève récapitulation de l’enjeu et des mesures que nous avons mises en œuvre ainsi que du déroulement de notre campagne:

Notre pays a besoin d’une politique des transports équitable. Mais nous y parviendrons qu’avec ces parlementaires adéquats, entendez par là «favorables à l’automobile». Notre action a pour  but déclaré de réveiller les électrices et électeurs et de leur montrer par des arguments objectifs où en est la politique des transports à l’heure actuelle et quelles pourraient en être les conséquences prévisibles. Avec la publication de différentes annonces factuelles, le but semble avoir été atteint.

Nous sommes actuellement en train de préparer le «big bang» en vue des élections du 23 octobre: dans une première étape, nous interrogeons au moyen d’un questionnaire en ligne les candidates et candidats sur les thèmes les plus brûlants en matière de politique des transports; les partis politiques nous y aident. Après le dépouillement des résultats, nous allons dresser des listes de noms, classées par canton, des candidates et candidats que nous considérons comme éligibles. Ces listes de recommandation de vote vont être publiées sur différentes plates-formes Internet – tout en annonçant simultanément par des annonces dans la presse où exactement les recommandations peuvent être consultées par les électrices et électeurs intéressés.

Nous sommes certains que notre action continuera à être couronnée de succès. En effet, seuls des parlementaires bienveillants à l’égard du trafic individuel motorisé et prêts à s’engager pour le défendre pourront combattre efficacement les appétits et projets de régulation des Verts et de la Gauche. Mais il faut commencer par élire ces représentants du peuple ayant «des affinités avec l’automobile». C’est précisément le but de notre campagne.

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Dans le collimateur

L’augmentation du prix de la vignette autoroutière ne serait qu’un début …

Le délai de consultation sur la modification de la Loi fédérale concernant la redevance pour l’utilisation des routes nationales (LURN) est arrivé à échéance le 8 juillet, et auto-suisse a rejeté par une prise de position écrite détaillée la proposition des autorités de renchérir la vignette autoroutière de 40 à 100 francs et d’introduire une nouvelle vignette à 40 francs pour deux mois.

Les raisons que nous avons invoquées sont simples: tant qu’il subsiste encore dans la «caisse routière» un montant d’environ 3 milliards de francs, mais surtout tant que l’Administration fédérale continuera à mijoter des idées pour financer les projets ferroviaires au moyen des paiements de transfert actuels ou futurs en provenance de la caisse fédérale, nous ne voyons vraiment pas pourquoi les conductrices et conducteurs d’automobiles seraient contraints de passer une nouvelle fois à la caisse. Auparavant, la Confédération serait bien inspirée de faire ses devoirs. 

Les frais de mobilité en fonction du principe de causalité
auto-suisse pense que chaque moyen de transport devrait assumer lui-même les coûts qu’il occasionne et que les subventionnements croisés de la route au rail, tels qu’ils sont monnaie courante à l’heure actuelle, sont à éviter.  

Pas de redevances sans affectation obligatoire
Les redevances frappant les moyens de transport doivent servir exclusivement à couvrir les frais de transport, ce qui signifie que les fonds routiers à affectation obligatoire doivent être engagés exclusivement à des fins routières.  

Pas d’impôts en réserve
Les impôts doivent être fixés en fonction des besoins financiers pour construire et exploiter l’infrastructure routière. Ils doivent reposer sur une planification des investissements et du financement, basés sur des programmes de construction concrets. Tant que la caisse du Financement spécial pour la circulation routière (FSCR, également appelée  «caisse routière») contiendra encore plus de 0,5 mia de francs – à la fin 2010, ce montant était supérieur à 2,8 mia. de francs – auto-suisse s’opposera à toute augmentation des impôts ou à de nouvelles redevances.

Financement suffisant de l'infrastructure routière
Si l’administration devait malgré tout opter pour une augmentation des impôts, il convient de couvrir par ces recettes les besoins d’infrastructures routières urgents de la société et de l’économie. Il faut notamment assurer une exploitation irréprochable du réseau des routes à haute performance, des routes principales et des importantes routes de transit, ainsi que prendre des mesures efficaces pour protéger la population et l’environnement.

La conclusion à tirer des descriptions et revendications susmentionnées ne peut être que celle-ci: mettons le holà aux razzias des politiciens et autorités sur le porte-monnaie des automobilistes. C’est précisément pourquoi nous avons lancé la campagne «Doublement des frais automobiles – sans moi!»

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On en parle

Nous ne souhaitons pas vous priver de la lecture de l'article ci-après:

«En Europe, la politique urbaine consiste à mécontenter les automobilistes» (en allemand)

Qui s'étonne dans ces conditions des 150 commentaires?

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Vraiment intelligent

Informateurs du trafic: les usagers de la route aident Viasuisse
(tiré du site www.viasuisse.ch)

L’évolution technologique fulgurante permet d’utiliser de nouvelles sources pour l’information routière: les webcams, capteurs et données de flux du trafic sont désormais devenus la norme. Mais souvent, les informateurs du trafic sont les premiers à communiquer un dérangement. Et ils sont aussi à même de donner des informations détaillées quant à la situation sur place.

La plupart des informateurs du trafic se déplacent quotidiennement sur les routes suisses. Certains sillonnent tout le pays, d’autres se déplacent souvent dans la même région. Ils viennent de toutes les parties de Suisse, travaillent dans les secteurs les plus divers, sont par exemple ramoneurs ou chauffeurs, et certains s’engagent depuis très longtemps, comme le chauffeur professionnel Patrick Guggenbühl, de Glattbrugg: «Cela fait passé dix ans que je suis informateur du trafic et je transmets chaque jour une information.»

D’où vient la motivation des informateurs?
Chez les informateurs du trafic, aider les autres usagers de la route et améliorer la qualité des informations routières sont les raisons les plus fréquemment citées pour décrocher le téléphone. C’est aussi l’avis de Willy Peter, ramoneur de la région du Weinland zurichois : «Mon information permet à d’autres de gagner du temps. Ils peuvent se réorganiser, adapter leur itinéraire ou prendre la route plus tard pour ne pas se retrouver dans les bouchons.» Bien sûr, les informateurs bénéficient eux aussi des messages d’autres informateurs du trafic. Quand on leur demande s’ils changent leurs trajets et leurs habitudes lorsqu’ils entendent à la radio une information routière qui concerne l’itinéraire prévu, leur réponse est un oui clair et net.

Les informateurs trouvent de nouveaux informateurs
Pour convaincre leurs amis et collègues de devenir informateurs, les informateurs parlent toujours des avantages qu’amène leur engagement. Plus la centrale sur le trafic reçoit d’informations et plus ses annonces sont précises. Une précision qui profite à tous les usagers de la route, ainsi qu’en témoigne Arno Zoppi, spécialiste en import-export pour le Tessin: «Tu ne fais pas seulement ça pour toi, mais aussi pour les autres.» Oliver Dubach, collaborateur du service du trafic à Zofingue, est lui aussi convaincu que «plus il y a d’informateurs du trafic et plus la rédaction des annonces gagne en qualité.»

Un excellent partenariat
Les informateurs du trafic apprécient la coopération avec les rédactions de Bienne et de Dielsdorf. Certains se connaissent même personnellement, se tutoient. «Les employés sont très sympas! C’est très agréable de les appeler», nous confie Jeannette Delfini, secrétaire médicale, elle aussi domiciliée au Tessin. D’un autre côté, les collaborateurs de la rédaction savent qu’ils peuvent se fier aux informations reçues. La confiance entre rédaction et informateurs du trafic est grande.

Depuis cette année, les rédactions de Bienne et de Dielsdorf ont été équipées d’une nouvelle centrale d’appels. La répartition et la réception des appels des informateurs du trafic sont ainsi encore plus efficaces. De plus, les radios partenaires de Viasuisse publient de plus en plus leur numéro d’informateurs de la route. Elles veulent ainsi motiver les auditeurs à contribuer activement aux informations routières sur «leur» radio.

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